Gicfafodem

Foire AGRI-OKOK AKONOLINGA 2012

Foire AGRI-OKOK D'AKONOLINGA 2012, rencontre d'AKONOLINGA

Deuxième édition

La foire AGRI-OKOK est un événement de rencontre, d'exposition vente et de sensibilisation sur la domestication de la culture, les produits dérivés d'OKOK. Elle a été instituée par le Programme d'Appui à la Promotion de la Culture d'OKOK (PAPCO) du MINADER. Cette rencontre d'AKONOLINGA était la deuxième édition. Elle y a durée deux jours allant du 06 au 07 septembre 2012, elle a été présidée par le Ministre du Développement Agricole et Rural, son excellence ESSIMI MENYE. Du debut à la fin de cet événement, les producteurs d'OKOK se sont allègrement exprimés avec soit le Ministre en personne soit avec le coordonnateur du PAPCO qui les suit sur le terrain ou avec d'autres partenaires qui ont été convié à cet événement. Notre magazine leur offert sa tribune pour partager leurs expériences

TEMOIGNAGE DU GICTRAPAEN

Gictrapaen

Bonjour Mme ZE SANGONO Victorine, Déléguée du GICTRRAPAEN d’ENDOM--ville depuis quelle année pratiquez-vous  la culture d’OKOK?

Nous avons commencé à pratiquer la culture d’OKOK en 2011, une équipe est descendue à  ENDOM. Aussi notre Délégué nous a convoqué pour assister à cette réunion d’information, au cours de laquelle nous avons été convié à adhérer à une organisation faîtière et de cultiver l’OKOK parce qu’elle culture à fort potentiel économique, alimentaire et thérapeutique. Or jusque là, selon certaines opinions populaire, cette culture ne pouvait pas pousser dans zone d’ENDOM Quels jours plus tard nous nous sommes acquittés de notre redevance d’adhésion. Dès lors, nous avons commencé à bénéficier des formations sur la culture d’OKOK. Par la suite, un propagateur a été construit pour notre pépinière. Ensuite nous avons transplanté les plantes obtenues, pour notre première expérience nous avons perdue beaucoup de pieds. Certes la récolte n’a pas été entamée, mais elle ne saura tardée. Car l’OKOK est une culture d’un cycle de neuf (09) mois.

Quel le nombre de fois avez-vous participé cette foire?

Nous y participons pour la première fois, car lors de la première édition à ESEKA, nous ne pratiquons pas encore cette spéculation.

L’OKOK est-elle une culture facile ou pénible à pratiquer? Et quelles en sont les débouchées?

Tout comme, tout travail manuel  et surtout de la terre, il est pénible de s’activer. Mais, il faut endurer car un grand gain est au bout de cet effort.  Surtout que cette culture est très rentable. En ce qui concernes les débouchées commerciales,  c’est l’organe d’encadrement qui est chargé de sa revente. Déjà, ici dans notre localité le paquet d’OKOK qui coûtait 100 FCFA est passé à 500 FCFA.

Quel message avez-vous à l’endroit d’autres agriculteurs?

Je conseil aux agriculteurs de cultiver l’OKOK et de participer aux réunions d’information dédiées.

TEMOIGNAGE DE LA FUGIPAEMA

Mme amougou

LC: bonjour Madame la Présidente de la Fédération des Unions des Femmes Agricultrices et éleveurs de la MEFOU et AFAMBA (FUGIFAEMA), pouviez-vous nous dire quand est-ce vous avez démarré la production d’OKOK et depuis quelle année collaborez-vous avec le programme PAPCO?

A.B.E.: nous avons débuté la production d’OKOK en 2010. tout a commencé par la sensibilisation et la formation des membres repartie sur tout le département de la MEFOU et AFAMBA. Nous avons présenté aux membres l’intérêt et les avantages de la culture d’OKOK, jusqu’alors simple végétal des jachères. Nos membres regroupés autour de huit (8) faîtières membres, se sont résolus à augmenter leurs revenus agricoles à travers cette culture. Au cours de notre sensibilisation nous avons trouvé que les femmes d’AFAN NLOM pratiquaient déjà cette culture. Le programme PAPCO nous a conseillé d’abandonner l’activité de cueillette brousse au profit de la production champêtre d’OKOK  qui indu l’augmentation de sa production et du coup du revenu. À ce jour nos membres maîtrise déjà l’itinéraire de la production de cette culture allant de la pépinière jusqu’à la récolte en passant par la mise en champs. Actuellement nous sommes à la phase de production.

LC: y a-t-il une différence entre une cueilleuse et une productrice d’OKOK?

 A.B.E.: En effet, la différence est très frappante. Premièrement la  productrice dispose d’un champs en lieu bien déterminé et ne peine pas trop pour récolter contrairement à la cueilleuse qui parcoure et cherche d’une localité à une autre pour constituer ses paquets. Deuxièmement, la production de la cultivatrice est plus grande. Forcément, cette dernière gagne mieux avec moins de peine.

LC: avez-vous des débouchées?

A.B.E.: avant de produire il faut vendre. Et pour nous, la commercialisation de notre production ne souffre d’aucun obstacle . Car le programme PAPCO est notre premier partenaire dans la coopération commerciale.  L’avenir est plutôt promoteur pour cette culture, car elle nourrie son cultivatrice.

TEMOIGNAGE DU GICFAFODEM AFFILIE A LA FUGIPAEMA (SUITE)

Gicfafodem

LC: bonjour Madame MINTHER Marthe Marie, Délégué du GIC FAFODEM, j’aimerais que tu nous dises comment êtes-vous arrivé à cette culture d’OKOK?

M.M.M.: Avant de cultiver l’OKOK notre activité de commercialisation de cette spéculation était basée sur la cueillette. Et moment de la vente le chiffre d’affaires variait entre 1 500 et  2 500 FCFA. Subitement le programme PAPCO est arrivé pour nous informer que l’OKOK est cultivable. Il nous a donc organisés en fédération pour nous regrouper nos forces de production. Aussitôt, nous avons commencé a bénéficié des formation dans la technique culturale d’OKOK. C’est ainsi qu’a commencé à construire de propagateurs sur leur contrôle. Au terme, de cette phase nous avons bénéficié de la remise des plastiques offerts gracieusement pour obtenir des plantules avant leur ensemencement. Dans ce processus d’apprentissage nous avons échoué la première année, mais cette année la situation a changé en réussite. Cependant, nos consœurs d’AFAN NLOM ont un très grande avance sur nous, grâce à leur grande expérience dans cette culture. Main dans la main, elles et nous les femmes de  MEFOU ET AFAMBA, cheminons vers l’émergence de cette spéculation.

LC: quel votre chiffre d’affaire par an ?

 M.M.M.: Notre chiffre d’affaire annuel se situe entre 300 000 et 3600 000 FCFA.

LC: Quand avez-vous commencé à cultivé l’OKOK?

M.M.M.: nous avons commencé à cultiver l’OKOK en 2011..

LC: Quels sont les produits à base d’OKOK que le programme PAPCO vous a appris à transformer ? Et quels sont ceux vous-mêmes vous transformés déjà ?

Le programme PAPCO nous a appris à transformer le whisky, l’huile, la  poudre, savon, les jus et les suppositoires. Actuellement nous produisons presque tous ces produits aujourd’hui.

LC: Comment vous retrouvez-vous à ce grand rendez-vous ?

M.M.M.: C’est PAPCO qui nous a amené ici à cette foire. Nous en sommes à notre deuxième participation. La première fois, c’était à EZEKA en juin 2011.

TEMOIGNAGE DE L’Association ELAT-MEYONG

Mme bikene

Bonjour Mme BIKENE, Présidente Fondatrice de l’association ELAT-MEYONG quand est-ce que vous avez commencé à cultiver l’OKOK et à participer à cette foire?

Nous avons commencé à pratiquer la culture d’OKOK  en 2000. Pour y arriver, au départ nous le récoltons pour transformer en produit issus d’OKOK. Et nous avons commencé à participer à ce genre de rendez-vous en 2002 au palais de congrès de Yaoundé. C’est donc au palais de congrès que nous avons débuté à exposer nos produits de transformation notamment le whisky, le sirop,  les jus, les savons ou des suppositoires.  Et c’est quand son Excellence Monsieur le Président Paul BIYA annonce que l’OKOK est une plante industrielle et fort du grand succès qu’ont connu nos produits à cet événement, que nous nous sommes engagés à sensibiliser cette culture autour de nous d’autres associations.  Nous ne pouvant pas garder nos produits à la maison nous nous somme résolus a participer aux grands événements d‘exposition jusqu’au jour de la rencontre avec le PAPCO. Ce programme, nous a dynamisé nos activités. Il nous ont invité a participé à la première édition de foire AGRI-OKOK, comme invité spécial. Cette participation a été auréolée d’un succès commercial sans pareil, tous nos produits se sont écoulés à savoir cinq casiers de whisky, savon, suppositoires, jus, sirop, plats culinaires etc. Depuis lors, partout où PAPCO intervient, il nous convie. Aucun élément sur la plante d’OKOK n’est à jeter, tout est utile. En raison de son importance, nous avons organisé une formation sur la culture d’OKOK, la première du genre à MBALMAYO.  Seize au total, les participants à cette session de formation ont bénéficié de nos attestations.  Au terme de cet atelier de formation le public a émis le vœu de pérenniser cette opération dans intervalle de trois mois. Faute moyens nous sommes tournés vers les autorités pour solliciter de l’appui. 

Où est basé le champs semencier?

Notre champs semencier est à proximité de mon domicile à MBALMAYO.

Quels conseils aux autres agriculteurs?

J’invite les agriculteurs à s’intéresser à la culture d’OKOK. Car, il est très vertueux pour la santé ou l’alimention et est hautement rentable.

Propos recueillis par Mr AMOUGOU BALLA Paul.

 

Paul AMOUGOU BALLA sur

Coopération Cameroun Evenement agricole Akonolinga Agriculture

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