HISTORIQUE DE L’UCCAO

Torréfacteur depuis 1958, UCCAO Cameroun sélectionne les cafés verts des plus nobles régions pour nous offrir le meilleur dans la tasse.

Nous nous appesantirons sur trois points essentiels à savoir :

-son historique,

- son action

-et enfin ses relations avec les paysans

I. Son histoire

L’Union des Coopératives de Café Arabica de l’Ouest, la plus grande agricole du Cameroun ne date que de 1959, mais elle prenait la suite d’un mouvement pré-coopératif assez ancien dans la région, les SAP (Sociétés Africaines de Prévoyance) du pays bamiléké et du pays bamoun avaient entrepris une action d’encadrement du paysan et d’aide à la production. Les coopératives les plus anciennes sont celles de Dschang et de Foumban, fondée en 1932-1933. Elle s’agrandit au fil du temps avec la production massive du café Arabica.

         En effet, c’est seulement après la 2eme guerre mondiale que se multiplièrent les plantations de caféiers, lors de la création du FIDES et de l’établissement du premier plan de développement. L’administration avait jusqu’alors freiné l’extension de cette culture par crainte de voir les pays bamilékés, déjà très peuplé, souffrir de disette si l’on plantait du café dans les zones réservées aux cultures vivrières. Les plantations couvrent à l’heure actuelle plus de 47000hectares sur les plateaux situés à plus de 1000m d’altitude.

         Il existe actuellement sept coopératives de café Arabica :

-deux à Dschang et une dans chacun des autres départements de l’ouest ayant leurs sièges à Foumban, Bafoussam, Mbouda, Bangangté et Bafang. Ces coopératives se sont regroupées en 1959 pour constituer l’UCCAO. Chacun conserve son autonomie assure la collecte et l’usinage du café, aide le planteur à améliorer ses méthodes culturales. L’union est chargée essentiellement de la commercialisation du produit. La représentation des planteurs au sein de ces différents organismes est assurée à plusieurs degrés : dans chaque chefferie ou groupement des planteurs élisent des délégués qui désignent à leur tour le conseil d’administration de la coopérative (7 à 9 membres) chaque coopérative délègue trois de ses membres pour constituer le Conseil Administratif de l’UCCAO.

II. L’action de l’UCCAO

Les tonnages commercialisés par l’UCCAO depuis sa création témoignent de la progression constante de l’ara biculture, malgré la relative stagnation des deux dernières années, dues aux aléas climatiques.

         En 1961, l’UCCAO a reçu du gouvernement le monopole de la commercialisation du café arabica pour le Cameroun Oriental, conjointement avec la COOPAGRO, qui regroupe les grandes plantations dites Européennes de Foumbot et Babadjou et assure environ 10% des exportations.

La part de chaque coopérative est très inégale au cours de la campagne de 1967-1968, les quantités commercialisées ont été les suivantes :

         La production des planteurs de Bafang et de Bagangté est traitée par l’usine de Bafoussam.

Chaque producteur de café assure lui-même la récolte et le séchage de son café, ainsi que le dépulpage. La coopérative achète le café soit dans les centres de groupage, soit à l’usine même. Il est alors décortiqué et calibré, puis trié à la main pour en éliminer les grains défectueux. On l’achemine ensuite vers Douala ou il est embarqué à destination des pays acheteurs, la maison Franck Cavannagh, du Havre, agent général de l’UCCAO servant d’intermédiaire pour la vente sur les marchés extérieurs.

         L’UCCAO possède six usines de Décorticage, implantées à Dschang, Fouban, Foumbot, Mbouda et Bafoussam. Elle vient de faire construire une usine de triage électronique, d’un montant de 80million dont elle a payé la moitié, le reste étant fourni par l’Etat.

Ce procédé permettra d’effectuer mécaniquement un tri de meilleur qualité qu’a la main ; il permettra aussi de résoudre le problème de la main d’œuvre surtout féminine et enfantine qui ne se présente pas toujours en nombre suffisant pour cette phase de préparation du café marchand.

         Sur le plan commercial, la réussite de l’UCCAO parait certaine : traitant d’importants tonnages, exportant elle-même son café dans le monde entier, elle possède la taille suffisante pour négocier efficacement avec les acheteurs.

III. L’UCCAO et le paysan

Il serait intéressant de savoir comment le paysan moyen se représente ; l’UCCAO participe-t-il réellement à la gestion de la coopérative, retire-t-il des avantages importants du système coopératif ?

 

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