Lutte contre le mauvais usage des réseaux sociaux

Minette libom li likeng cropped

De 6 mois à 2 ans de prison et une amende de 5 à 10 millions pour toute personne qui publie et/ou partage sur réseau social, une nouvelle sans preuve de véracité.

Tel est le message véhiculé par toutes les voies de communication par le Minpostel depuis quelques jours pour non seulement sensibiliser mais surtout mettre en garde les populations camerounaises. Ceci suite à la désinformation qui a circulé sur les réseaux sociaux, de nature à mettre à mal l’intégrité nationale quant à la gestion des évènements de la zone dite anglophone de la République. Véritablement entamée au lendemain du déraillement d’Eséka, la riposte du Ministère des Postes et Télécommunication contre le mauvais usage des réseaux sociaux s’est vue augmenter pendant les évènements du Nord-ouest et du Sud-ouest et a atteint ces derniers jours sa vitesse de croisière. 

Plusieurs fois passée sur les médias nationaux, le Ministre Minette Libom Li Likeng avait déjà annoncé cette campagne de sensibilisation qui mettra encore plusieurs semaines. Il y a donc lieu de croire que les populations vivant à l’intérieur du triangle national seront plus responsable qu’alors. L’usage de Wathsapp, Facebook, Imo etc. devra se faire avec une auto censure pour éviter au maximum de tomber dans les griffes des condamnations de cette loi. 

Camtel, le bon exemple

L’opérateur téléphonique national lui aurait suspendu le réseau internet depuis une semaine pour rentrer en droite ligne dans la lutte contre l’instrumentalisation de camerounais à travers internet et les réseaux sociaux. Croyant au départ que la mesure serait prise et appliquée dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest compte tenu de la désinformation qui en émanait, les populations étaient en majorité favorables, mais lorsque celles-ci ont compris que le manque de connexion internet dans le réseau Camtel qui est des meilleurs, se répète, plusieurs ont compris qu’il était question d’une interruption pure et simple. 

Seulement cette mesure prise par les autorités du domaine pénalise un grand nombre. Ceux qui ne fonctionnent qu’avec le réseau Camtel pour le rendu de leurs rapports et autres documents. Selon ces derniers, le Gouvernement de la République devrait chercher d’autres moyens pour l’encadrement de cette lutte, au lieu de suspendre la connexion dans le réseau national. Une mesure, il faut le dire, qui cause un manque à gagner non seulement pour ces usagers, mais surtout pour la société étatique. 
 

  • Votre nom : OMBOLO Eric
  • Votre e-mail : omboloe@yahoo.fr
 

Paul AMOUGOU BALLA sur

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