CAN Total Gabon 2017 : Les Lions indomptables honorent l’Afrique centrale

Les lions

Partis pour une guerre continentale en compagnie des Panthères du Gabon et des Léopards du Congo Kinshasa, leurs frères fauves de l’Afrique centrale, les Lions indomptables n’ont pas fait que gagner la compétition, mais ils ont également su préserver la dignité de l’Afrique centrale.

La CAN Total Gabon 2017, 31ème du genre, était la troisième qu’organisait l’Afrique centrale en 5 ans. Lors des deux dernières, le trophée était respectivement allé chez les zambiens en 2012 et chez les Ivoiriens en 2015, sous le regard d’une Afrique centrale impuissante et toujours orpheline de ce trophée qu’elle n’a plus gagné depuis 15 ans et jamais chez elle. Pour arriver à briser ce silence, il aura fallu une équipe déterminée. Au départ donc trois pays : le Gabon, pays organisateur et favori avec à ses rangs le deuxième meilleur joueur du continent, la République démocratique du Congo qui possède une des équipes montantes que connait l’Afrique et le Cameroun, l’équipe sans doute la plus jeune et moins expérimentée de la compétition. 

Coup de théâtre et contre toute attente, c’est le Cameroun qui aura la lourde charge d’essuyer la honte de la région en rencontrant en finale sa bête noire historique dans la compétition. L’Egypte qui par deux fois avait vaincu le Cameroun à ce stade de la compétition ; une équipe de Pharaons très sure de gagner sa 8ème étoile d’autant plus qu’elle était une fois de plus confrontée aux Lions indomptables qu’elle a souvent domptés. Mal leur en a pris car cette fois ci la bataille finale avait lieu en plein cœur de la forêt équatoriale, loin des pyramides et du désert sahélien et surtout en présence nombreuse de ses frères défaits aux premier et deuxième tours de la compétition. Les Lions indomptables ont brisé le signe indien qui faisait d’eux  les éternelles brebis des pharaons.

Depuis l’élimination de leurs deux nations respectives, les gabonais et congolais se sont tous alliés aux supporters des camerounais, montrant ainsi le caractère fraternel des bantous qui veut que « si je ne peux pas gagner, il faut que je donne à mon frère les moyens de le faire». Une solidarité qui n’aura pas été vaine. Les Lions indomptables y sont arrivés au grand bonheur de tous ceux qui les auront supportés. Parmi ceux-ci, on a pu remarquer l’enthousiasme d’Ali MBONGO le président de la République du Gabon qui n’a pas tari d’éloge à l’endroit des compatriotes de son confrère Paul BIYA du Cameroun.

Regard vers 2019

Moukandjo

En descendant du vol spécial Libreville-Yaoundé du 6 février 2017, les Lions indomptables avaient arboré chacun, en plus de leur médaille d’or, un t-shirt où l’on pouvait lire CAN Cameroun 2019. Un signe qui a peut être paru insignifiant à cause de l’euphorie de la victoire et de la présence du trophée que tout le monde voulait voir et toucher, mais qui est grand car démontre que les Lions n’ont fait que planter le décor de la CAN camerounaise qui aura lieu dans deux ans et à l’issue de laquelle ils prévoient porter la même médaille. Pour eux, le décompte est déjà lancé et Le travail n’a fait que commencer au Gabon.

Reste maintenant à l’élite footballistique camerounaise de prendre la mesure du message passé à travers ce signe pour véritablement mettre sur pied tout ce qu’il faut pour que le travail commencé par le staff technique actuel soit maximisé afin qu’il puisse porter tous les fruits que les camerounais en attendent, la compétition la plus immédiate étant la Coupe des Confédérations Russie 2017, ce pays eurasiatique où il faudra à tous prix retourner en 2018 pour la Coupe du monde, bien que les Lions du Cameroun aient à prendre la tête de leur groupe de qualification où le Nigéria se trouve avec 6 points après deux journées. Ce seront là deux grandes compétitions qui pourront aider à jauger le niveau de travail qu’auront atteint ces Lions indomptables en prélude à la CAN Cameroun 2019 qu’ils souhaitent remporter.

La route s’annonce parsemée d’embuches et rude,  car il est question là de trois compétitions majeures en trois ans pour une équipe en reconstruction. Le belge Hugo BROSS devra donc faire avec le groupe auquel il a fait confiance pour la CAN gabonaise, l’idée étant de parfaire leur homogénéité et d’écrire comme leurs prédécesseurs de belles pages de l’histoire du football camerounais et africain.  

Eric OMBOLO

                                       

Paul AMOUGOU BALLA sur

Cameroun Sport

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